© 2017 Paul Lewis.

Venise II : les couleurs de la ville

06/18/2018

Venise est une ville à nulle autre pareille. Pour plusieurs, c'est la ville idéale : il n'y a pas de voitures, pour empoisonner la vie des résidents ou des touristes. Les rues sont des canaux, qui poétisent la ville. Les voitures sont bien remplacées par des bateaux, les vaporettos, qui sont souvent assez bruyants. Mais les bateaux ne jouent pas le même rôle que les voitures dans d'autres villes ; ils sont d'ailleurs peu nombreux, tout compte fait. C'est à pied, surtout, que l'on se déplace sur les îles, qui sont minuscules. Même le commissaire Brunetti marche beaucoup dans Venise. La marche est pratiquement toujours plus rapide que le vaporetto et, pour les touristes, c'est le meilleur moyen de se perdre, donc de vraiment découvrir la ville, au-delà des clichés. C'est aussi le meilleur moyen pour faire des clichés, justement. 

 

Venise, ville idéale ? Peut-être pas pour tous. Les Vénitiens la désertent peu à peu, parce que trop chère. Les touristes sont trop nombreux, dit-on, ce qui pèse lourdement sur les locaux. Venise est devenu un Airbnb géant, qui fait fuir les habitants vers la périphérie, alors que les touristes transforment peu à peu la ville. Même les ambiances sonores sont perturbées : les milliers de valises qui roulent sur les pavés ne sont pas les plus jolis souvenirs que l'on rapporte avec soi de Venise. 

 

La beauté est partout à Venise. Il ne faut pas la chercher, il faut simplement regarder, elle est là qui attend. Les canaux, tout autant que les murs, parlent de Venise. Les murs ont toujours beaucoup à raconter, ceux de Venise ne font pas exception. J'ai beaucoup photographié les murs de Venise, J'aime particulièrement cette première photo, pour la couleur de la lumière du soleil, et sa façon de révéler le mur aux couleurs sombres. 

 

Fuji X100 18 mm f/11 1/40 ISO 200

 

Les trois photos suivantes montrent des détails de murs, dont les couleurs sont magnifiques. 

 

Ricoh GX200 7 mm f/8 1/70 ISO 64

 

Fuji X100 18 mm f/8 1/50 ISO 200 

 

Fuji X100 18 mm f/5.6 1/70 ISO 200 

 

Les 5 photos qui suivent montrent des ouvertures -- fenêtres ou portes --, qui nous disent quelque chose sur le rapport entre le privé et le public. Ces ouvertures racontent une histoire de la ville, une autre histoire. 

 

Fuji X100 18 mm f/5.6 1/50 ISO 200

 

 Fuji X100 18 mm f/8 1/90 ISO 200

 

Fuji X100 18 mm f/16 1/350 ISO 200 

 

Fuji X100 18 mm f/11 1/80 ISO 800 

 

Fuji X100 18 mm f/8 1/35 ISO 200 

 

La prochaine photo dit autre chose de la ville, et témoigne aussi de son histoire. La lumière du soleil rasait le mur, et en faisait ressortir la texture, granuleuse. 

 

Fuji X100 18 mm f/8 1/50 ISO 200 

 

La dernière photo est celle d'un arbre de couleur ocre, couleur que reprend le mur devant lequel il est installé. Il y a quelque chose d'étrange dans cette correspondance, qui est peut-être fortuite. 

 

 

Fuji X100 18 mm f/2 1/1000 ISO 800 

 

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