© 2017 Paul Lewis.

Ombres

01/14/2019

La photographie, dit-on, c'est écrire avec la lumière. Mais faire de la photo, c'est aussi, et peut-être davantage, écrire avec les ombres. Ces ombres qui sont nécessaires pour donner un sens à la lumière, pour donner toute sa force à la photo.

 

Les photos qui suivent ont été prises le soir, sauf pour la première, prise en plein jour, alors que le soleil éclairait un mur bigarré, en fin d'après-midi d'octobre. J'ai fait quelques photos du mur, sans que les piétons qui marchaient sur la rue n'interfèrent avec mon projet. Puis sur une de mes photos, l'ombre d'une femme que je n'avais pas vue, s'est installée sur la gauche du mur. La pose n'était pas intéressante, mais j'ai alors compris que la photo prenait un tout autre sens, si le mur était habité, par une personne qui marquait de sa présence un mur de la ville.

 

Quelques instants plus tard, j'ai fait cette photo d'un homme qui marchait, en fumant, marquant de son ombre le mur. Un court instant, une fraction, témoignant en cela du caractère évanescent, éphémère de nos actions, des moments de nos vies, voire de nos vies.

 

Fuji X-Pro2 35 mm f/8 1/125 s ISO 400  

 

Les quatre autres photos ont été prises lors d'une ballade nocturne. Dans tous les cas, on voit les feuilles d'automne, jaunes surtout, éclairées par les lampadaires. Sauf pour la dernière, c'est mon ombre que l'on voit. Il s'agit de "longues" expositions, avec parfois un flou amplifié par le mouvement (volontaire) de l'appareil photo. Le flou renforce cette idée d'évanescence, de fugacité de notre présence ici-bas. J'aime bien ces images qui donnent à voir autre chose de la ville et de ses habitants. 

 

Fuji X-Pro2 27 mm f/2,8 0,6 s ISO 800  

 

Fuji X-Pro2 27 mm f/2,8 1,1 s ISO 800  

 

Fuji X-Pro2 27 mm f/2,8 0,4 s ISO 800  

 

Fuji X-Pro2 27 mm f/2,8 1/2 s ISO 800  

 

Please reload