© 2017 Paul Lewis.

Le réveil du monarque

09/08/2019

Fernald's Neck Preserve, très tôt, un matin d'août. Une magnifique réserve, au coeur du lac Megunticook, dans le Maine. Nous sommes une petite dizaine, arrivés avant la fin de la nuit, pour voir le soleil se lever. Sur les rives de ce lac, le spectacle des premiers rayons du soleil est très souvent magique. Ce matin-là, le soleil met du temps à percer les nuages, qui s'accumulaient depuis quelques heures, et la brume, épaisse, lourde, une brume qui témoigne de l'automne qui approche. Mais la chance est avec nous : nous voyons le soleil se pointer, peu à peu, tout doucement, à travers les nuages et la brume, qui se dissipent peu à peu ; le spectacle est bien magique, comme on nous l'avait prédit. 

 

À notre retour, vers 6h30, le soleil éclaire d'une lumière chaude la prairie à l'entrée de la réserve, où abondent les fleurs et les insectes. Mais le temps est encore frais, le soleil n'a pas encore réussi à réchauffer les lieux. La prairie est toute calme, l'agitation est au minimum. Les insectes sont immobiles, amorphes, sans doute assoupis, mais prêts à s'activer. 

 

Je repère un monarque, qui attend le soleil, il attend de reprendre le cours de sa vie, après une nuit d'arrêt. Ses ailes, encore mouillées de rosée, sont collées l'une à l'autre, l'empêchant de s'envoler. Les deux photos qui suivent montrent deux temps de son réveil. Sur la première, on le voit, alors que le soleil commence tout juste à le réchauffer. 

 

Fuji X-Pro 2 60 mm f/11 1/120 ISO 800  

 

 

Le soleil illumine peu à peu la prairie, et fait tranquillement son effet. Quelques minutes plus tard, on sent clairement la chaleur du soleil. Le monarque également. Après plusieurs tentatives infructueuses, il réussit à déployer ses ailes, et à chasser la rosée qui le recouvre (seconde photo).

 

Il s'envolera peu après, pour une nouvelle journée sous les chauds rayons du soleil d'août. 

 

Fuji X-Pro 2 60 mm f/11 1/250 ISO 200  

 

 

À peine quelques minutes séparent ces deux photos. Entre les deux, le soleil, la chaleur d'un nouveau jour d'été. Le spectacle est saisissant de beauté, un spectacle qui se répète tous les matins, ici et là dans cette prairie, peut-être à cause de la fragilité, mais aussi de la puissance du soleil. 

 

 

 

 

 

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